Fin du voyage !

Robert et ses petits gônes de l’Ecole cyclo

Toute bonne chose a une fin… je me pince ce soir, mais oui le voyage que j’avais entrepris est arrivé à son terme. « émotion » et « bonheur » sont les deux mots qui me conviennent le mieux à l’issue du voyage .

Pour arriver au terme de cette 24 eme et dernière étape, j’ai été accompagné sur tout le parcours par Christine, Christiane, Lionel et Pierre puis rejoint par une vingtaine d’amis de mon club de vélo et enfin par ma belle fille Nathalie et Lionel mon fils.

Christine, Christiane, Lionel et Pierre au début de l’étape en accompagnement de Robert

Robert montre que ses mollets sont au top

Les 112 km et les 1020 m de dénivelé ont été rondement mené avec une météo  exceptionnelle (soleil et température idéale).

l’ami Robert, organisateur en chef de l’accueil de Robert

Un accueil avait été mis en place par mon ami Robert Popy, d’abord à la boulangerie de St Romain de Popey (je retrouvais là mes routes familières) puis à la gare de St Germain. Finalement, tout ce beau monde auquel venaient s’ajouter des bénévoles de l’ARSLA. Il y avait aussi d’autres amis venus me féliciter. Quelle surprise et quelle émotion fut la présence des deux Dominique, amis de longue date. C’est grâce à Dominique, que je me suis engagé à faire connaitre auprès des personnes rencontrées, cette maladie de Charcot et aussi obtenir des dons pour renforcer la recherche et l’aide aux personnes touchées. L’engagement a payé puisque la cagnotte a dépassé ce matin les 4000€…+ les 150€ apportés en espèces…soit 4255€

Robert et les bénévoles de l’ARSLA

Dominique et Robert…une belle amitié

Il y avait aussi la venue des jeunes de l’école cyclo avec les animateurs Pierre, Patrick, Didier,..Cela m’a fait un immense plaisir.

Robert et ses ptits jeunes de l’école cyclo

Grand merci à toi Robert pour ce timing au cordeau, à Bernard le photographe du club, à tous les copains présents à l’arrivée qui par leur présence, leurs mots, leurs témoignages et leurs dons à l’ARSLA, m’ont témoigné, pendant le voyage  ainsi qu’à l’arrivée, leur soutien et amitiés. Cela fait vraiment chaud au cœur.

Merci à tous les 700 « followers » qui ont suivi mon périple sur mon blog « petitbraquet.com« . J’espère qu’ils ont pris du plaisir à me lire et à suivre mes pérégrinations.

Les copains de l’AC3F et Robert qui porte les couleurs du club et de l’ARSLA

J’ai pendant ce périple rencontré beaucoup de personnes simples, chaleureuses, intéressées par le projet. Cela a été pour moi un vrai enrichissement.

Un grand merci particulier à mon oncle Mimi et à ma tante Chantal de Chamelet qui ont été mes plus fidèles supporters.

Des trois voyages à vélo entrepris, c’est surement celui qui, grâce à cet engagement auprès de l’ARSLA , m’a le plus enrichi.

Arrivée de Robert et des copains famille et amis

Tous en soutien à l’ARSLA

 

 

 

Etape 26 : Gilles et Jean-Luc

Le gros « morceau » de cette avant dernière étape était la Col du Béal qui culminent à 1390 m et présente des bons pourcentages jusqu’à 10%¨ sur 14 km de montée. J’ai abordé le col bien cool sans me mettre dans le rouge et ma foi il est plutôt bien passé.

Panneau du col du Béal

Lorsque j’ai entamé la descente quelques gouttes de pluie ont fait leur apparition. Elles allaient un peu chambouler la journée.

Robert au sommet du dernier grand col du voyage

La « charogne » au sommet du col…il y avait de la brume

En effet à Chalmazel la pluie redoublait et j’ai donc pris la décision de m’arrêter prendre un verre dans un bistrot. Deux personnes au bar m’interpellent gentiment et me questionnent sur mon voyage. L’un curieux (Gilles), l’autre « bougon » (Jean-Luc)… Il n’aime pas les remorques lorsqu’il conduit. Je comprend lorsque je veux payer que ma boisson m’est offerte. Mieux encore, Gilles et Jean-Luc me proposent de partager leur repas de chantier. Ils travaillent tous les deux à la rénovation d’un gite-bar-restaurant, projet lancé par la jeune future gérante. On se met à table (charcuterie, fromage locaux, compote…) au milieu du chantier.

Gilles, Jean Luc et Robert

Repas au milieu du chantier de rénovation

Je dois vous dire que j’ai passé un moment délicieux avec ces trois personnes simples et authentiques. Discrètement, au moment de se quitter, l’un d’eux m’a glissé un gros billet pour soutenir la cause de la lutte contre SLA que j’ai portée tout au long de ce voyage…  La Classe !

On a bien arrosé avec un petit vin du Forez et la « charogne » a du trouver que je pilotais un peu trop vite pour rejoindre Boen. Heureusement, il n’y avait plus que de la descente.

Je leur ai promis que je reviendrai lorsque le gite sera opérationnel (en janvier 2021).

Voila! C’est le charme du voyage et cette rencontre impromptue et imprévisible restera gravée longtemps dans ma mémoire.

Demain, c’est la dernière étape ! Je vais franchir les Monts du Lyonnais pour rejoindre Caluire en passant par les bords de Saône. Je sais qu’il y a un accueil de prévu par les amis. Émotion garantie !

Etape 25 : Que notre France est belle!

Encore une étape superbe à travers des vallées auvergnates… Des routes de crêtes, des bords de rivières… Bref, je me suis encore régalé. Depuis bientôt 4 semaines, je mesure la chance que nous avons en France d’avoir un réseau routier comme nulle par ailleurs. Alors les cyclos se font plaisir.

Aujourd’hui le profil du parcours était bien exigeant : 1500 mètres de dénivelé et 95 kilomètres. Plus les jours passent et plus les jambes tournent bien… Même si la fatigue physiologique et aussi mentale se font sentir. Demain dernière difficulté pour l’avant dernière étape : le col du Béal. Là, je serai seul puisque mes compagnons de route de ces trois jours regagneront leurs pénates. Ce fut un vrai plaisir de partager ce projet avec eux six. Cette amitié date de 2000, quand nous avions participé au marathon d’Athènes sous les couleurs de l’université Lyon 1.

Robert et ses amis de l’Université au départ de Besse en Chandesse

Ce soir nous logeons dans un gite à Egliseneuve-des-Liards (63), petit village de la Toscane Auvergnate près d’Issoire. J’ai une grande pensée pour mon ami Jean-Claude avec qui nous avions fait une étape lors de la fête de ses 70 ans. Nous avions relié Lyon à Royan et ce fut une belle traversée.

Vallée Auvergnate… Photo prise sur une petite route de crête

Vallée auvergnate

La fin du parcours approche, et je me permets de relancer ceux qui peuvent encore faire grimper la cagnotte de l’ARSLA. Elle a dépassé hier les 3000€ et je remercie chaleureusement tous  les amis d’avoir contribué à ce beau résultat.

Près d’Issoire (63)

Descente très technique et superbe avant d’arriver au gîter… Un régal !

Etape 24 : On passe entre les gouttes…

Depuis 2 Jours la météo nous prévoyait orages et mauvais temps. En réalité nous avons eu de la chance car, sur la route des crêtes, nous avons vérifié qu’il fallait bien laisser passer l’orage comme on dit…et ça a marché!…et aujourd’hui même scénario: l’averse est tombée pendant le moment du casse croûte où nous étions à l’abri (p’tit resto cantalou).

VIDEO

On monte sur une belle route en direction du Puy Mary (que nous éviterons…13%)

Voila, je me rapproche tout doucement de Lyon et dans 3 étapes ce sera le retour à la maison. Je sais d’ailleurs que les copains préparent un accueil sympa.

Robert au Col d’Aulac…encore un

J’en profite pour remercier très chaleureusement ma famille, tous mes amis, les cyclos de mon club  de vélo qui m’ont envoyé des encouragements. Tout ceux aussi qui ont participé aux dons à l’ARSLA pour la cause de la lutte contre la Maladie de Charcot.

Encore ce fut une belle et exigeante étape qui nous a permis avec mes six amis, de sillonner les belles vallées qui mènent au massif du Puy Mary… Et quelles lumières sur le Cézalier que nous avons longé !

On quitte le Cantal

On arrive sur le Puy de Dôme

On est passé du département du Cantal à celui du Puy de Dôme et maintenant Cap à l’est.

 

Etape 24 : Quelle belle étape

Oh oui quelle belle étape !!

Départ de la 24eme étape avec les amis de l’Université

Comme prévu mes amis de l’Université sont venus m’accompagner sur 3 étapes pour la traversée du Cantal et de l’Auvergne. Ce matin tout le monde était sur le pied de guerre pour affronter les 100km de l’étape. J’ai choisi d’alléger un peu mon attelage et j’ai posé discrètement le sac de bagage de 8 kg dans la voiture suiveuse. Heureusement, car l’étape comportait 2000m de dénivelé et des passages à 12%…

Benoit de l’ARSLA et les amis

Nous avons attaqué, sur les conseils de l’hôtelier par la vallée de la Rence sur une trentaine de kilomètres. Une petite route bucolique qui nous a amenés à Aurillac. Ensuite ce fut la route des crêtes avec des vues magnifiques sur le massif du Puy Mary. Une petite pause dans un gîte d’étape et de bonnes crêpes pour se restaurer. Cela nous a permis d’éviter l’orage qui déferla sur nous.

Rencontre avec Benoit bénévole de l’ARSLA du Cantal

C’est le moment qu’avait choisi Benoit un bénévole de l’ARSLA du Cantal pour venir à notre rencontre. Ce fut un beau moment (encore un) de partage de valeurs et de chaleur humaine… Comme Jean Paul, encore un ami de plus dans mon coffre d’amitié.

La fin de la montée sur la route des crêtes me rappela un grand souvenir puisque nous avions participé à la course à pied entre Aurillac et Salers avec mon ami Domitien… Ce jour là il avait battu Bob.

VIDEO

Robert au col de Légal

Petite péripétie à l’arrivée puisque l’hôtelier n’avait pas réservé les chambres. Cela s’est arrangé ensuite. Cela explique le retard de la publication du blog…

Un bien belle journée avec des paysages somptueux.. Et une belle rencontre avec Benoit !

Bobavelo et ses amis de l’Université

 

Etape 23 : Conques (Aveyron)

Sans parole !

Conques… Ce lieu que j’ai foulé plusieurs fois (en rando pédestre) est magique que l’on soit croyant ou pas. Lorsqu’on arrive de la superbe vallée du Dourdou, on tombe sous le charme « d’un des plus beau village de France ». 

Arrivée sur le site

Lorsque je suis arrivé dans ce lieu, une forte émotion m’a envahi. J’ai pensé à tous ceux que j’aime ainsi qu’aux personnes et familles touchées par la Maladie de Charcot.

Ce fut le moment marquant de cette étape. Coté physique il y avait encore 95 kilomètres et 1300 mètres de dénivelé. Heureusement le vent fort était souvent favorable.

le site de Conques

Ce soir je retrouve mes amis sportifs de l’Université (Odile, Anne-Marie, Jean, Jacques et Eric) qui vont faire trois étapes à mes cotés… Et la fatigue commence à se faire sentir. Mais les jambes sont au top !!!

Robert devant la Basilique

Maisons du village

 

Tympan du porche de la basilique…l’un des plus beau de ‘Art Roman

Etape 22 : Plateau du Quercy (département du Lot)

D’abord, je voudrais revenir sur la journée d’hier et rendre un hommage appuyé à Jean-Paul et son épouse. Jean-Paul est Président bénévole de l’ARSLA Occitanie et pleinement engagé dans l’association et avec son épouse, ils soutiennent et s’occupent de leur fils qui à la maladie de Charcot. Tous les deux sont venus spécialement à Lauzerte pour m’encourager chaleureusement. Il est toujours d’humeur joyeuse et il est devenu mon ami. Nous avons rencontré un journaliste de la Dépêche du Midi qui devait faire un article sur le projet.

Jean Paul et son épouse en soutien au voyage à vélo de Robert

Par ailleurs, hier soir j’ai été hébergé dans un gite communal où une quinzaine de pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle faisaient une halte. J’ai eu l’occasion d’expliquer mon projet et la mission que m’avait confiée l’ARSLA. Quelques promesses de dons peut-être…

Champs près de Luzerte

Ce matin, les jambes étaient un peu lourdes à cause des 128 kilomètres d’hier… Pas plat, le Lot et Garonne. Et bien rebelote car un plateau ce n’est pas plat et je me suis coltiné mes 1000 mètres de dénivelé positif (ça c’est pour Denis !).

Petite halte café en Tarn et Garonne

L’étape fut belle avec des petits villages charmants et une belle halle par ci, un lavoir et une petite place par là où j’aime m’arrêter pour un p’tit café. Bref les 90 bornes avalées en moins de 5 heures… Avant la chaleur.

de belles halles en Quercy (presqu’aussi belles que celles de Chamelet)

Bobavélo devant le lavoir à papillons

Lavoir en forme de papillons

Etape 21 : D’Eauze à Lauzerte

Cette étape assez longue m’inquiétait un peu et c’est pour cela que j’ai quitté ma chambre d’hôte à 7h30. J’ai rondement mené les 60 premiers kilomètres pour en faire le maximum avant la grosse chaleur annoncée. Entre parenthèses, excellent accueil à la chambre d’hôtes à Eauze  de Marie-Pierre et sa soeur Michelle (« Le temps d’une p’Eauze »).

Par manque d’attention j’ai perdu la trace de mon GPS, et je n’avais pas la carte non plus… Ce qui fait que j’ai fait 128 kilomètres au lieu des 121 prévus. Mais bon, la forme est là et la dernière côte pour monter à Luzerte fut une formalité (8-9%).

Marie Pierre et Michelle du gite de Eauze

le soleil se lève

Magnifique cloître près de Condom

Astafort pays de Cabrel…que je n’ai pas croisé…malheureusement

Campagne avent Lauzerte (Tarn et Garonne)

Paysage du Tarn et Garonne

Bref, la journée a été tranquille et le parcours ma foi assez banal. Quelques photos quand même. A Lauzerte, accueil très sympa de Corinne qui gère le gite communal.

Etape 20 : Après les Landes… On passe dans le Gers

Gérard me faisait remarquer hier (dans les Landes) que je devrais succomber à un petit foie gras. Pas pour l’instant, je me suis contenté d’un bon cassoulet à Mirepoix.  Il est vrai que dans le Gers (pour moi c’est là qu’est la capitale du foie gras) c’est bien difficile de résister au foie gras, à l’armagnac, au Madiran, Pacherenc… Bref que des bonnes choses que je ne peux mettre dans ma remorque.

Aujourd’hui j’ai rallié les deux charmantes petites villes de Saint-Sever et d’Eauze (voir photos) : 70 kilomètres à presque 20 km/h de moyenne. Demain je devrais dépasser sans encombre les 120 kilomètres, quoiqu’un peu plus vallonnés pour aller jusqu’à Lauzerte (sur le chemin de Saint Jacques).

Abbatiale de St Sever

Tympan de l’abbatiale de St Sever

église dans le Gers

Dans la matinée, quand je roule sur de longues portions de plat, j’ai le temps de penser. ce matin : pensées

  • à Georges Sapin (ci dessous), mon idole de jeunesse. Il allait devenir un champion de vélo et je rêvais de l’imiter (je me suis souvenu qu’il avait fait une course de 4 jours à Vic Fezensac, village proche de mon parcours). Malheureusement il est décédé suite à une chute de vélo en course. Cela m’a profondément marqué. J’avais 18 ans.

  • à Jean Paul Kaufmann qui répondait après ses trois années de détention à la question « qu’est ce pour vous que la liberté? » : « c’est une balade à vélo sur une petite route de campagne ! »

Haie d’honneur de platanes

Pensées à mon fiston LIonel s’il veut bosser dans le Gers…

 

Etape 19 : Deux étapes cool…

Oui, bon… Y’en a qui vont me chambrer mais tant pis. J’ai décidé de raccourcir (c’était possible) les deux étapes plutôt plates qui traversent les Landes et le Gers. Pour celle d’aujourd’hui, 56 km et celle de demain 70 km. En fait hier j’ai souffert de la chaleur sur le coup des 13 heures (35°) d’autant plus que le final était particulièrement bosselé.

Arènes de courses landaises

L’étape de ce matin serpentait entre les champs de maïs et des prés  (bien secs en ce moment), avec quelques villages dépeuplés… C’est bien triste de voir cela.

Vieil hôtel en désuétude à Saint Sever

C’est aussi, pendant ces étapes de plat l’occasion de penser à ma maman Juliette qui, dans son EHPAD est de plus en plus privée de visite. Je sais qu’elle pense à moi et comme mon père il y a 10 ans elle est fière de son fiston. Je pense aussi à mes compagnons et amis de vélo trop tôt disparus, Claude, Domitien et Jean-Claude. Ils auraient suivi ce voyage de très près j’en suis convaincu.