Archives pour la catégorie 2020 : Un voyage à vélo contre la maladie de Charcot

Un petit tour en France : Lyon-les Pyrénées-Lyon
2500 km et 26 étapes.
En partenariat avec l’ARSLA contre la Maladie de Charcot.

Journée repos à Mirepoix

Qu’elle était la bienvenue cette 10ème étape. Ce matin, levé à 8 heures… Bref grasse mat’ !
Ce matin j’ai « glandouillé » et pour tout vous dire, le vélo ne m’a pas manqué.

A midi, j’avais rendez-vous avec Jean-Paul, le père de Thierry qui est atteint de la Maladie de Charcot. Ce fut une belle rencontre que je ne suis pas prêt d’oublier. Jean-Paul est bénévole de l’ARSLA et va prendre le poste de responsabilité de la section de l’Occitanie (grosse région). Il m’avait promis de venir m’accueillir à Mirepoix, et il a tenu parole. En fait, on avait plein de choses à se dire et Jean-Paul est aussi bavard que moi. Nous avons déjeuné ensemble sur la merveilleuse place de Mirepoix. Il m’a parlé de son fils, qui est un fervent utilisateur de son ordinateur qu’il pilote avec les yeux… Oui, c’est impressionnant. L’après midi, Jean-Paul m’a emmené à Pamiers (à 20 km) chez un vélociste et enfin (ouf !) la roue libre est réparée. Test demain, mais j’ai confiance en les mécaniciens du Cycle Passion de Pamiers qui m’ont réservé un super accueil.

Jean Paul et Robert devant un panneau de communication sur l’ARSLA

Voila, pour terminer la journée nous avons pris quelques photos sur la place afin, pour l’ARSLA, de communiquer sur tous ces « petits projets » et quand il sont nombreux, vous le savez tous… Les ruisseaux font grandir les fleuves.

Jean Paul et Robert main dans la main contre la Maladie de Charcot

Avant de se séparer, une petite mousse partagée, sur la place : l’occasion de rencontrer une tablée de cyclos de Foix qui m’ont promis de m’accompagner au cours de l’étape de demain, et bien sur de leur parler de la SLA.

Quelques cyclos du club FFCT de Foix

cyclos du club FFCT de Foix

Demain je repars regonflé et je vais être accompagné et soutenu par Michel, un ami cycliste pendant les 4 étapes Pyrénéennes.

Merci Jean-Paul pour ton dévouement et ton altruisme de longue date !

Etape 9 : On file vers les cols des Pyrénées…

Après le suivi de la ligne de partage des eaux (départements de l’Ardèche, Lozère… J’ai poursuivi ma route vers le sud jusqu’au département des Pyrénées Orientales. Maintenant, et dès aujourd’hui j’ai mis le cap à l’Ouest pour aller titiller encore une fois les cols mythiques des Pyrénées. Dommage pour les cols des Pyrénées espagnoles, mais ce sera pour une autre fois.

Ce matin, je suis donc passé une nouvelle fois dans les Gorges de Galamus dans le sens de la montée. A la fraîche, il n’y avait personne, juste une marcheuse qui m’a souhaité « bon voyage! »… Petit moment furtif mais sympa.

Du premier col de la journée, vue sur la chaîne Pyrénéenne Ariègeoise

Après un col interminable (20 km) j’ai traversé le petit village de Bugarach. Qui peut me dire (sans regarder la toile) pourquoi ce village est connu ?

Arrêt dans une boulangerie pour acheter le pique nique (repas classique journalier : un sandwich + une tartelette… La journée est bien rythmée et si je ne veux pas arriver trop tard, il faut bien avancer. Et là, encore un p’tit col facile (5-6%) mais long (15km). Je m’arrête au sommet à l’ombre pour casse-croûter. Une jeune femme s’arrête alors pour me questionner sur le projet, le voyage, la maladie de Charcot.  Elle a très envie de voyager à vélo… Et ben… « Y’a qu’à se lancer », lui ai je répondu. J’aime ces rencontres spontanées comme plus tard dans un bistrot (au moment du café) où la tenancière a souhaité en savoir plus sur la SLA.

Rencontre et selfie avec Céline, une Ariégeoise (au bel accent Arrrrlllliégeois : c’est comme celà qu’on parle ici !)

La fin de la journée (passage de l’Aude à l’Ariège) fut un peu difficile à cause des premières chaleurs. Heureusement, une charmante petite bourgade (que je recommande) m’attendait pour passer deux jours tranquilles (étape de repos demain). Je dois rencontrer Jean-Paul, un bénévole super sympa de l’ARSLA du Sud-Ouest qui va apporter son soutien à mon projet et son aide pour la réparation de ma roue libre.

Halles de Mirepoix

 

Place de Mirepoix (magnifique)

La fatigue de 9 jours de pédalage, de 9 étapes n’ont pas entamé ma détermination mais la journée de repos demain sera la bienvenue. Le problème de ma roue arrière, qui devrait être réglé demain, m’a pas mal stressé ces derniers jours. J’appréhende quand même les cols… avec la Charogne et… 9 années de plus (Tour de la France en 2011).

Il fallait bien se regonfler le moral et vous savez je me suis fais un bon CASSOULET… C’est la spécialité de l’Ariège.

Le bon cassoulet de Mirepoix

Etape 8 : De Capendu (Aude) à Saint-Paul-de-Fenouillet, parcours de gorges

Ce fut une très belle étape ensoleillée et fraîche le matin (chaleur après 14 heures) qui consistait d’abord à traverser les Corbières, célèbres pour ses bons vins.

les Corbières à la fraîche

Dans la traversée d’un petit village je me suis arrêté pour prendre en photo cette magnifique école de la République en ayant une pensée pour ma belle-fille qui a repris le flambeau lundi dernier.

Magnifique école à St Pierre des Champs (ou Montlaur) dans l’Aude

 

J’ai donc remonter les gorges bien calme de la rivière « l’Orbieu » sur une bonne partie du parcours. Ce fut assez agréable car la pente est douce et cela  permet d’avancer efficacement. Il y a bien eu un ou deux petits cols (dont le col Reboulades) qui m’ont bien fait tirer la langue (encore + 1000 m de d+). De plus j’ai été « bouffé » par des taons accrocheurs.

dur!… ce petit col de Remoulades

La journée fut calme avec peu de monde sur des petites routes très tranquilles. Sauf qu’au moment du pique-nique, 3 cyclos ont repéré le même endroit que celui que j’avais choisi… Alors, pourquoi ne pas partager ce repas ! Ce fut un moment très sympa de casser la croûte avec deux frères et la sœur qui traditionnellement et annuellement font un périple à vélo. Ils m’ont promis que le prochain serait dans le Beaujolais (bien sûr, j’en ai fait la promo). On se quitte après avoir pris un petit café au bistrot du coin… Peut-être quelques dons à venir pour faire grimper la cagnotte qui a dépassé les 1000€. Grand merci à tous les donateurs !

Christine, Patrick et Gilbert…sympathique rencontre avec 3 frères et sœur

Pour terminer mon étape et rejoindre mon gîte à Saint-Paul-de-Fenouillet (c’est dans les Pyrénées Orientales) je suis passé par le magnifique site des Gorges de Galamus, beaucoup plus spectaculaires que celles de l’Orbieu.

Gorges de Galamus

Ensuite arrivée classique à la chambre d’hôtes de Saint Paul de Fenouillet (accueil toujours sympa) pour une nuit réparatrice.

Demain je file sur les Pyrénées !

 

Etape 7 : Cap sur l’Aude

Avant de partir, il est parfois bon de relire l’histoire : plaque dans la ville de Lacaune.

Plaque dans la ville de Lacaune

Jolie balade dans le département du Tarn pour terminer dans le Minervois et la ville de Capendu dans l’Aude  (près du canal du midi). Le parcours sinueux par des petites routes traversant le parc régional du Haut Languedoc où je n’ai rencontré que peu de circulation. Finalement l journée a été physiquement difficile : 1400 m de dénivelé, plus de 100 km et du vent sur les 20 derniers km.

Petit col sur le haut de Lacaune

que je les aime ces petites routes avec la lumière matinale

Brume sur un lac du parc du Haut Languedoc

Brume 2

Groupe de Castrais bien sympathique au bistrot

Marc un suisse adepte du VAE

on rentre dans le département de l’Aude

Et puis, il y a eu une petite halte « café », le lieu où les contacts se nouent très facilement et rapidement. Chacun demandant qui est qui? Bien, sur ce fut l’occasion de présenter le projet du voyage contre la maladie de Charcot à un groupe de Castrais (Tarn) et Marc un suisse qui voyage sur le chemin de St Jacques en VAE.

Demain il semble que l’étape soit moins exigeante en longueur et dénivelé…On verra bien « Wait and see »

 

Etape 6 : de l’Aveyron au Tarn

Ce matin, il faisait frisquet lorsque je suis sorti de mon hôtel situé en plein centre de Millau. Dès que l’on quitte la, ville on ne peut qu’admirer le superbe pont de Millau (photo). La route fort belle longe le Tarn en traversant de jolis petits villages aveyronnais (St-Rome-de-Tarn). Après la traversée de Saint-Affrique, j’ai pris une succession de petites routes tranquilles avec des vues sur la campagne aveyronnaise. Bien sûr, la route est fort belle mais… Ca monte et ça descend (1600m de dénivelé ce jour… Plein les bottes comme on dit !).

Au niveau rencontre, une cycliste seule (avec un beau maillot offert par les enfants) qui s’est étonnée que je voyage seul… Bizarre !

Au moment du pique-nique de midi, rencontre avec deux pêcheurs sur les bords du Rance (ne pas confondre avec la Rance). Sinon sur le parcours, peu de monde.
Ce soir je couche dans une chambre d’hôtes à Lacune qui se trouve donc dans le Tarn (accueil très sympa).

Voici quelques prises de vues de la journée.

Sous le pont de Millau on pédale, on pédale (on ne danse pas)

Un arbre qui sort de la brume

La « charogne » devant un petit village de l’Aveyron. J’expliquerai pour les non-initiés pourquoi la « charogne »…

Ce chemin est bien attirant…pour admirer les montagnes du Tarn

Super GPS d’une autre époque

 

Etape 5 : Florac – Millau

Me voici à Millau! Cette petite ville est célèbre pour son 100 km en course à pied  et bien sur me rappelle mes deux amis disparus, Jean-Claude et Domitien (aussi Dany) qui avaient réalisé des performances nationales (8h30 pour Jean Claude).

Entre les deux étapes, la 4 et la 5, du contraste pendant ce voyage à vélo. La nuit n’a pas été terrible avec l’inquiétude liée au problème technique… Résolu aujourd’hui grâce à Pierre, un ami cyclo qui a trouvé la cause – et la solution. Donc rien de grave, et pas de risque de casse pour la suite. Et puis, moment de rencontre hier au soir avec Laurent, un marcheur solitaire. Il est aussi chef d’entreprise. Nous avons refait le monde et discuté des valeurs de la société, bref d’intéressants échanges entre un fonctionnaire et un entrepreneur du privé… Avec beaucoup de convergences.

 

On dirait les lacets du Montvernier (les cyclistes comprendront). Ce sont les lacets de La Malène

Village au bord du Tarn et construit contre la paroi

Qu’elles sont belles ces petites routes des Gorges!

Au niveau vélo, j’ai abandonné l’idée de remonter sur les Causses (Méjean et Noir) et choisi la sagesse avec 500 mètres de dénivelé en moins… J’en connais qui vont chambrer. En tous cas, ce fut un bon choix de revisiter les Gorges du Tarn avec de magnifiques points de vue. Je suis donc arrivé à Millau tôt dans l’après-midi, le temps de se prendre une petite mousse (ouh la la qu’elle est bonne après l’effort !).

Demain cap au Sud (Aveyron puis Lacaune dans le Tarn)… On va un peu se réchauffer, ! Y’en a vraiment besoin !

Aligot-saucisse… Idéal pour le cycliste pour recharger en glycogènes

Etape 4 : Journée encore pluvieuse

Salut à tous!

Aujourd’hui étape de 93 km avec deux cols au programme, dont le col de Finiels qui est en fait le sommet du Mont Lozère. Nous sommes le 4ème jour et la forme est bien là. J’ai seulement un petit souci au niveau du matériel. Il y a une vibration qui semble venir de la roue avant et qui se produit lorsque je dépasse 30 km/h. Par contre aucun souci en bosse… Bizarre mais cela m’inquiète. J’irai voir un vélociste lors de la journée de repos à Mirepoix.

Sinon l’étape s’est bien déroulée. De beaux paysages de Cévennes (voir photos) surtout quand un rayon de lumière transperce le ciel… Au sommet du dernier col, j’ai eu cette chance. Une belle rencontre avec des sympathiques cyclos voyageurs, Gilles et Anita, et l’occasion de les sensibiliser à l’action de l’ARSLA… Et une belle photo qui pourrait être prise à l’autre bout du monde.

Demain direction Millau… On descend vers le soleil. J’espère !

A l’auberge du Bez avec Christine, David, Lionel et Pierre qui m’ont soutenu sur une étape

Belle lumière au Mont Lozère

Rencontre avec Gilles et Anita…la route était pourrie

Vue sur les Cévennes du Mont Lozère

Etape 2 : Journée humide…

Etape 2 : Saint-Maurice-sur-Dargoire – Saint-Agrève (Ardèche) : 2000 mètres de dénivelé et 106 kilomètres.

La photo prise juste après avoir quitté mes amis Janine et Denis est trompeuse ! Je profitais à 7 heures de la belle lumière matinale. Malheureusement cela n’allait pas durer. Ce sont trois belles averses (pas rares comme souvent il est question sur Météo-France) que je me suis prises sur la « tronche ». De plus il ne faisait pas chaud du tout. Le parcours sur les routes ardéchoises était vraiment costaud : 4 côtes avec pour celle de Burdignes des passages à 10%. Bref j’ai été content d’arriver… Bien assez pour aujourd’hui. Compte tenu de la météo peu de rencontres. Une brave dame à qui je demandais mon chemin m’a questionné sur la maladie de Charcot. On a discuté un moment et je lui ai donné l’adresse de mon blog… Peut être un don à la clé.

Bonne soirée à tous !

Lumière du matin… Il fait encore beau

Dernier col de la journée… Mais pas dernière côte !

Halte à Saint-Maurice

Et bien ça y est, la première étape de mon voyage est terminée. Il a fait chaud, le parcours fut vallonné avec 1300 mètres de dénivelé. J’ai eu la chance d’être accompagné par 20 copains de mon club de cyclos de Fontaines St Martin (AC3F) et des amis sportifs. Un grand merci à Robert Popy, mon ami, qui avait concocté cet accompagnement, à Jean, Odile et Guy… pour le p’tit café sympa à Fleurieux, au Président Bruno qui s’est un peu fait des cheveux blancs compte tenu du COVID-19. J’ai pu communiquer sur la maladie de Charcot auprès de ces amis. J’ai aussi porté les couleurs de l’ARSLA et les personnes qui représentent l’association. Un accueil aux petits oignons chez mes amis de Saint-Maurice, une bonne douche… Me voila presque prêt pour demain. Je sais qu’il y a des pastas pour requinquer le cycliste…

Une pensée pour tous les malades et les aidants qui luttent contre ce fléau. Je suis très fier de soutenir leur combat !

See you soon… sur le blog.

ET n’oubliez pas de faire grossir la cagnotte! Merci d’avance!

les copains de l’AC3F et amis de l’Université

Robert porte les couleurs de l’ARSLA